Sauvegarde testée

Sauvegarde informatique : votre entreprise pourrait-elle réellement récupérer ses données ?

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Lundi matin, votre serveur ne démarre plus. Votre prestataire vous rassure : “Pas de problème, nous avons les sauvegardes.” Une question devient alors beaucoup plus importante que toutes les autres : quand pourrez-vous recommencer à travailler ? Cyber-LID accompagne régulièrement des dirigeants de PME confrontés à cette situation, et le constat est souvent le même : la sauvegarde de données entreprise existe bien, mais personne n’a vérifié qu’elle pouvait réellement être restaurée.

Une sauvegarde réussie n’est pas forcément une sauvegarde utilisable

Les logiciels de sauvegarde génèrent généralement un rapport après chaque opération. Lorsqu’il indique que la sauvegarde s’est correctement terminée, c’est évidemment une bonne nouvelle.

Mais ce résultat signifie principalement que le logiciel a pu effectuer les opérations qui lui étaient demandées.

Ce n’est pas un cas isolé : selon une étude menée auprès de responsables informatiques, 58 % des opérations de restauration échouent et laissent les données de l’entreprise irrécupérables au moment où elles seraient le plus nécessaires (Source : Veeam, Data Protection Report, 2021).

Il ne répond pas forcément à toutes les questions importantes : tous les dossiers nécessaires sont-ils inclus ? Les données sauvegardées sont-elles exploitables ? Les accès permettant leur restauration sont-ils disponibles ? Combien de temps faudrait-il pour remettre l’entreprise en fonctionnement ?

C’est pour cette raison qu’une sauvegarde doit être contrôlée, mais également testée par une restauration.

 

Le test le plus simple : restaurer un fichier

Il n’est pas nécessaire d’attendre une panne pour vérifier une sauvegarde.

Un premier contrôle peut consister à sélectionner un fichier sauvegardé quelques jours auparavant et à le restaurer dans un emplacement temporaire.

Il faut ensuite vérifier que le fichier restauré peut réellement être ouvert et utilisé.

Cette opération très simple permet déjà de vérifier une partie essentielle de la chaîne : le fichier a été sauvegardé, il est accessible depuis la sauvegarde et il peut être récupéré.

Pour les données importantes, les tests doivent aller plus loin. Une application métier, une base de données ou un serveur complet nécessitent une procédure de restauration adaptée.

Disque dur externe sur station d’accueil, utilisé pour un test de restauration de sauvegarde

 

Où se trouvent réellement vos sauvegardes ?

C’est une question qu’un dirigeant devrait pouvoir poser à son prestataire informatique et obtenir une réponse simple.

Une copie des fichiers située sur le même serveur ou uniquement sur le même NAS que les données originales présente une protection limitée.

Une panne matérielle, une erreur humaine ou un incident touchant cet équipement peut affecter simultanément les données originales et leur copie.

Il est donc important de disposer de plusieurs copies et de ne pas toutes les conserver au même endroit ou dans les mêmes conditions d’accès.

La CNIL rappelle qu’une bonne pratique de sauvegarde de données entreprise consiste à respecter la règle du 3-2-1 : trois copies des données, sur deux supports différents, dont une conservée hors site (Source : CNIL).

Une partie des sauvegardes peut, par exemple, être conservée sur un autre équipement, sur un autre site ou sur un stockage distant. Une copie peut également être isolée afin qu’elle ne soit pas directement accessible depuis le système informatique utilisé quotidiennement.

L’objectif est simple : éviter qu’un seul incident puisse détruire simultanément les données et toutes leurs sauvegardes.

Notre guide sur les 3 types de sauvegarde informatique PME détaille les combinaisons possibles entre sauvegarde locale, externalisée et cloud.

 

Combien de jours de données pourriez-vous perdre ?

Imaginons qu’un problème survienne mardi à 16 heures.

Si votre dernière sauvegarde exploitable date de lundi soir, les données créées ou modifiées depuis cette sauvegarde peuvent être perdues.

Pour certaines entreprises, perdre une journée de travail reste supportable. Pour d’autres, perdre seulement quelques heures de commandes, de dossiers clients ou de données de production représente déjà un problème important.

La bonne fréquence de sauvegarde dépend donc de l’activité de l’entreprise.

La question à se poser n’est pas uniquement « faisons-nous une sauvegarde tous les jours ? », mais plutôt :

combien d’heures de travail pouvons-nous raisonnablement accepter de perdre ?

Cette réponse permet ensuite d’adapter la fréquence des sauvegardes.

Ces deux notions techniques portent un nom : on les appelle respectivement le RPO et le RTO. Notre article RTO et RPO : les 2 indicateurs clés de votre sauvegarde les détaille avec des exemples concrets pour une PME.

Et combien de temps pourriez-vous rester sans vos données ?

Une autre question est souvent oubliée.

Posséder une sauvegarde ne signifie pas que l’activité pourra reprendre immédiatement.

Restaurer quelques documents peut prendre quelques minutes. Restaurer plusieurs téraoctets de données, un serveur complet ou une application métier peut demander beaucoup plus de temps.

Il faut donc distinguer deux problèmes : la quantité de données que l’entreprise accepte éventuellement de perdre et le temps pendant lequel elle peut fonctionner sans son informatique.

Une entreprise qui ne peut pas travailler plus de quatre heures sans son serveur n’a pas les mêmes besoins qu’une entreprise pouvant fonctionner pendant deux jours avec des procédures alternatives.

La sauvegarde doit être dimensionnée en fonction de cette réalité.

 

Trois questions à poser à votre prestataire informatique

Il n’est pas nécessaire d’être informaticien pour commencer à vérifier la situation.

Demandez simplement :

Où sont conservées nos sauvegardes ?

Vous devez pouvoir savoir si elles sont uniquement dans vos locaux, si une copie existe ailleurs et si certaines sauvegardes sont isolées.

Pendant combien de temps conservons-nous nos données ?

Une sauvegarde quotidienne n’est pas forcément conservée indéfiniment. Il est important de connaître la profondeur d’historique disponible.

Quand avons-nous effectué notre dernier test de restauration ?

C’est probablement la question la plus importante.

Si personne ne sait répondre, cela ne signifie pas nécessairement que votre système de sauvegarde est mauvais. Cela indique simplement qu’une partie essentielle du dispositif reste à vérifier.

Une sauvegarde doit être surveillée dans le temps

Une solution correctement installée aujourd’hui ne fonctionnera pas nécessairement de la même manière pendant plusieurs années sans contrôle.

L’entreprise évolue. De nouveaux dossiers apparaissent, un logiciel métier peut être ajouté, les volumes de données augmentent et certains serveurs sont remplacés.

Une sauvegarde configurée il y a deux ans peut donc parfaitement continuer à fonctionner tout en ne protégeant plus l’ensemble des données actuelles de l’entreprise.

Le contrôle des sauvegardes fait ainsi partie de la maintenance informatique régulière.

Il faut notamment vérifier les rapports d’exécution, l’espace disponible, les données réellement protégées et effectuer périodiquement des tests de restauration.

Le bon indicateur n’est pas « sauvegarde réussie »

Pour un dirigeant, l’objectif n’est pas d’avoir une console remplie de voyants verts.

Le véritable objectif est de pouvoir répondre à cette question :

« Si nous perdons nos données demain matin, savons-nous lesquelles nous pouvons récupérer et combien de temps cela prendra ? »

Si la réponse est claire et régulièrement vérifiée, votre dispositif de sauvegarde remplit son rôle.

Dans le cas contraire, il n’est pas forcément nécessaire de tout remplacer. Un contrôle de l’existant permet souvent d’identifier les données protégées, les points faibles éventuels et les améliorations réellement nécessaires.

 

Questions fréquentes

Comment tester la restauration d’une sauvegarde de données entreprise ?

Le test le plus simple consiste à sélectionner un fichier sauvegardé quelques jours plus tôt et à le restaurer dans un emplacement temporaire, puis à vérifier qu’il s’ouvre correctement. Pour les données critiques (base de données, application métier, serveur complet), une procédure de restauration complète doit être testée régulièrement, pas seulement un fichier isolé.

Quelle est la différence entre RTO et RPO ?

Le RPO (Recovery Point Objective) mesure la quantité de données que l’entreprise accepte de perdre, exprimée en temps depuis la dernière sauvegarde exploitable. Le RTO (Recovery Time Objective) mesure le temps maximal pendant lequel l’activité peut fonctionner sans son informatique. Les deux indicateurs se définissent selon les besoins réels de chaque service.

Une seule copie de sauvegarde suffit-elle ?

Non. Une copie stockée sur le même serveur ou le même NAS que les données d’origine reste vulnérable : une panne matérielle ou un incident peut détruire simultanément les données et leur sauvegarde. Il faut plusieurs copies, sur des supports différents, dont au moins une hors site ou isolée du réseau du quotidien.

À quelle fréquence faut-il sauvegarder ses données ?

Cela dépend du volume de travail que l’entreprise peut se permettre de perdre. La question à se poser n’est pas « sauvegardons-nous tous les jours ? » mais « combien d’heures de données pouvons-nous raisonnablement accepter de perdre ? ». Cette réponse détermine directement la fréquence de sauvegarde à mettre en place.

Pendant combien de temps faut-il conserver ses sauvegardes ?

Une sauvegarde quotidienne n’est pas nécessairement conservée indéfiniment : la profondeur d’historique disponible dépend de la configuration mise en place. C’est l’une des trois questions à poser systématiquement à son prestataire informatique, avec l’emplacement des sauvegardes et la date du dernier test de restauration réalisé.

Comment savoir si mon système de sauvegarde actuel est suffisant ?

Un rapport de sauvegarde réussi ne garantit pas une restauration possible. Le bon indicateur est de pouvoir répondre à une question simple : si l’entreprise perd ses données demain matin, sait-elle lesquelles elle peut récupérer et en combien de temps ? Un contrôle de l’existant permet de vérifier ce point sans tout remplacer.

Faire vérifier ses sauvegardes

Cyber-LID accompagne les TPE et PME du Val-d’Oise et de l’Oise dans la maintenance et le suivi de leur sauvegarde de données entreprise.

Nous pouvons vérifier une solution de sauvegarde existante, contrôler les données réellement protégées et réaliser des tests de restauration afin de déterminer ce qui se passerait concrètement en cas de perte de données.

L’objectif n’est pas de remplacer systématiquement ce qui existe déjà, mais de vérifier que la solution en place correspond réellement aux besoins de l’entreprise.

Vous avez déjà une solution de sauvegarde mais vous ne savez pas si vos données sont réellement récupérables ? Contactez Cyber-LID pour commencer par contrôler l’existant.

 

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Nicolas